Question écrite n°23734 au ministre des solidarités et de la santé

Thème : allocation de solidarités aux personnes âgées

M. Christophe Jerretie attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les règles s’appliquant aux prestations d’aide sociale récupérables sur succession, notamment l’Allocation de ssolidarité aux personnes agées (ASPA). L’ASPA est une aide destinée à assurer un minimum de revenus aux personnes d’au moins 65 ans (ou ayant atteint l’âge légal de départ en retraite en cas d’inaptitude au travail ou de situations assimilées). Cette aide sociale, versée par la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) ou la Mutualité sociale agricole (MSA), est considérée comme une avance consentie par la société. Une partie de l’ASPA peut être récupérée au moment du décès du bénéficiaire et réduire d’autant les biens transmis aux héritiers. Cette récupération s’effectue sur la partie de la succession nette (une fois les dettes du défunt déduites) excédant 39 000 euros. Il s’avère que cette situation est souvent mal connue des familles qui déplorent le manque d’information et de communication sur ce sujet et qui après le décès de leur proche découvrent l’ampleur du montant de l’aide à rembourser. D’autant plus que l’action en recouvrement effectuée auprès des débiteurs se prescrit par 5 ans à partir de la date d’enregistrement de tout document mentionnant la date et le lieu du décès et le nom et l’adresse d’un ayant droit (L. 815-13 alinéa 6, code de la sécurité sociale). Durant ces 5 années, les héritiers peuvent donc se retrouver dans une situation fragile s’ils n’ont plus en leur possession les sommes réclamées. Aussi, il demande de bien vouloir prendre en considération ces éléments afin de mieux faire connaître aux familles les règles de prestations d’aide sociale en question et ou de préciser si des modifications sont envisageables.