Conversation avec le député au centre hospitalier de Tulle à l’issue du Ségur de la santé

La pandémie de Covid-19 a permis de montrer l’importance de notre système de santé français. Pendant plusieurs semaines, les personnels soignants et non soignants se sont mobilisés pour répondre à l’urgence et à l’inédit de la situation. De cette crise, des enseignements en ont été tirés.

Ainsi, sous l’impulsion du Président de la République, le Ségur de la santé a été lancé le 25 mai ; achevé le 21 juillet dernier, il s’est construit autour de 4 piliers : les carrières et les rémunérations des soignants, la politique d’investissement, la simplification des organisations et la santé dans les territoires au service des usagers.

J’ai souhaité m’entretenir avec des représentants CGT du centre hospitalier de Tulle en vue de connaître leur ressenti sur les conclusions du Ségur de la santé :

  • concernant les revalorisations salariales, un effort apprécié et appréciable. La prime d’engagement collectif est diversement appréhendé car similaire à une prime au mérite et ainsi potentiellement source de conflit entre les agents.
  • concernant le temps de travail, la possibilité d’un forfait de 5 heures supplémentaires bonifiées n’est pas la mesure la plus adaptée dans un contexte de quota d’heures supplémentaires exponentiel ; la priorité doit être donnée à la création d’un pool de remplacement.
  • concernant l’organisation territoriale de la santé, la décision de renforcer le niveau départemental des ARS fait l’unanimité.

Certaines données du Ségur nécessitent néanmoins des clarifications :

  • réduire la part de T2A : comment ? quel autre mode de financement possible ?
  • la carrière des aides-soignants : comment garantir le maintien salarial lors du passage d’une catégorie à une autre ?

Enfin, sur le total de 19 Milliards d’€ d’investissements annoncés, je serai attentif aux projets d’investissements de nos hôpitaux corréziens pour qu’ils bénéficient de cette nouvelle enveloppe.

Je reste à la disposition des autres organisations syndicales et des centres hospitaliers du département pour échanger sur le Ségur de la santé ou les sujets d’investissements.