Référendum d’Initiative Partagé sur le bien-être animal : une vision biaisée

Depuis plusieurs semaines, particuliers et associations, défenseurs ou non, m’interpellent sur le RIP sur le bien-être animal pour connaître mon positionnement.

Le respect du bien-être animal est une exigence qui mérite toute notre attention et notre action, d’autant plus que les attentes et demandes des citoyens sont nombreuses et légitimes. A l’assemblée nationale comme au Sénat, les parlementaires se saisissent de plus en plus de ces sujets et le Gouvernement ne reste pas sans rien faire face aux critiques fondées ou non que la population et des associations lui adressent.

En effet :

  • depuis le 1er novembre 2018, la loi EGalim double les peines encourues qui passent de six mois à un an d’emprisonnement, assorties d’une amende de 15 000€ en cas de délit de maltraitance animale aux abattoirs et au transports d’animaux vivants.
  • cette même loi prévoit également que les exploitants devront également, dès le début de l’année 2020, désigner un responsable de la protection animale dans chaque abattoir pour s’assurer que les procédures relatives au bien-être des animaux sont correctement mises en œuvre.
  • depuis le 1er février 2019, la loi EGalim interdit la mise en production de tout nouveau bâtiment d’élevage de poules pondeuses en cages.
  • le plan gouvernemental en faveur du bien-être animal a été renforcé le 28 janvier 2020 avec l’annonce de 15 nouvelles mesures. Parmi ces mesures : l’interdiction de la castration à vif des porcelets et du broyage des poussins mâles dès la fin 2021.
  • fin août, le président de la République s’est déclaré défavorable à la chasse à la glu et a décidé de l’interdire pour les grives et les merles durant un an au moins.
  • et récemment, les annonces de la ministre de la transition écologique sur la fin progressive de la faune sauvage dans les cirques itinérants, la fin de la présence d’orques et dauphins dans les delphinariums inadaptés, la fin des élevages de visons pour leur fourrure et le soutien aux zoos qui améliorent leurs conditions de détention.

Le gouvernement propose et encadre donc au plus près de la réalité le bien-être animal.

C’est pourquoi, je souhaite plutôt mener le travail sur le sujet du bien-être animal sous d’autres formes ; il doit être débattu rationnellement point par point et non émotionnellement de manière globale. Qui plus est, je considère le RIP comme peu enclin à un débat de fond. Je ne signerai et ne soutiendrai pas ce RIP.